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SUP : le nautisme a porté de tous

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Qui n’a pas croisé ce vacancier en train de pagayer debout, au sec sur une planche de surf ? En vogue depuis quelques années, le stand-up paddle attire tout un nouveau public et dynamise l’image de la plaisance.

« Cela se pratique debout, en équilibre sur une planche ressemblant à un surf surdimensionné, et on avance en utilisant une longue pagaie, comme sur une pirogue. Cela a l’air d’une promenade, mais ça peut être assez sportif : cela fait travailler le cardio, sculpte les fessiers, dessine la taille et tonifie les jambes. Tout cela en douceur sans que l’on s’en aperçoive ! » Claire, une Montpelliéraine de 35 ans, pourrait parler du stand-up paddle pendant des heures. Et elle n’est pas la seule, d’ailleurs 50 % des adeptes sont des femmes !

Pratiqué par les Polynésiens et Hawaïens depuis toujours, remis au goût du jour par des surfeurs dans les années 1990, mais réellement popularisé autour de 2005, le stand-up paddle (ou SUP) est aujourd’hui sur tous les plans d’eau : sur les rivières et les canaux en ville, les lacs d’altitude, les mers peu agitées, et mêmes océans à gros rouleaux, où il se pratique un peu comme le surf. La Fédération française de surf, à laquelle la pratique est rattachée, dénombre 50 000 pratiquants réguliers ou occasionnels en France, en 2015. Un succès qui n’est pas sans rappeler celui de la planche à voile ou du surf dans les années 1980 - 90

Le SUP cumule il est vrai les bons points : peu coûteux, facile à apprendre, facile à transporter, non polluant, accessible à tous les publics, tous les âges et (presque) toutes les conditions physiques, il permet même de pratiquer son yoga, en équilibre sur la planche. C’est un plaisir simple, permettant de voguer debout sur l’eau, seul ou entre amis, et de profiter ainsi d’une ballade contemplative tout en faisant du sport. Bref, c’est devenu le loisir nautique grand public et branché, une sorte de « roller des mers », praticable en été comme en hiver, collant plus que jamais aux valeurs de simplicité et d’accessibilité du moment.

Les amateurs de sports nautiques y trouvent un compromis parfait entre le surf, le kitesurf et la planche à voile, « permettant de sortir en mer même lorsqu’il n’y a pas de vent, et de prendre du plaisir même quand les vagues sont petites », explique un licencié de la Fédération française de surf. Quant aux industriels, ils voient dans ce loisir une porte d’entrée vers les autres sports de glisse, plus difficile d’accès. L’occasion aussi de retrouver un nouveau souffle, alors que les ventes de matériel baissent.

Fort de ses 35 ans d’expérience dans la planche à voile, Bic Sport s’est ainsi lancé en 2010 à Vannes dans la fabrication de planches thermoformées pour tous les pratiquants. Aujourd’hui, le SUP représente une part importante de sa production, aux côtés des planches à voile, surf, kayaks et dériveurs. Un savoir-faire « made in France » qu’elle exporte désormais sur le marché international, avec une filiale en Amérique du nord et une autre à Sydney en Australie.

 

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