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Le nautisme, une industrie durable

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Produire et déconstruire en respectant l'environnement, ce sont les challenges que doit relever l'industrie nautique aujourd'hui. La FIN, déjà très engagée dans cette démarche écologiquement responsable, soutient ses partenaires industriels, de la même manière qu'elle encourage l'éco-navigation chez les plaisanciers, dans leurs efforts pour trouver des solutions durables tout au long du cycle de vie des bateaux.


Vers une mutualisation du recyclage ?
 

La "déconstruction dans les règles de l'art" n'est pas encore devenue "une pratique courante",  notamment à cause du coût qu'elle représente pour les propriétaires, comme le note le rapport "Nautisme et environnement", remis récemment au gouvernement par le Conseil supérieur de la Navigation de Plaisance et des Sports nautiques (rapport 2007 et 2009 actualisé en mars 2014).

Mais la filière, soutenue par la FIN, animée et structurée par l'APER, se développe. Le Conseil note qu'avec "plus de 20 entreprises disposant de plus de 50 sites de déconstruction, cette filière offre des solutions économiquement et écologiquement viables pour la déconstruction des bateaux de plaisance en fin de vie sur les 25 départements du littoral métropolitain, comme pour les eaux intérieures."

Pour soutenir ces efforts, réduire les coûts du financement, et favoriser ainsi les bons réflexes chez les plaisanciers, le Conseil suggère d'aller vers la mutualisation de la collecte et du recyclage : "Des collectes mutualisées permettent en effet de réduire la part de l'acheminement des BPHU vers le déconstructeur dans le coût de déconstruction", remarque le rapport.



Votre bateau, précieux combustible
 

Une fois déconstruit dans les règles, que devient votre bateau ? Dans les centres de tri, rien ne se perd; même les voiles sont recyclées et deviennent des sacs et du mobilier. Mais la principale voie de valorisation est énergétique : le composite, matériau qui représente près de 40% des déchets issus de la déconstruction d'un bateau de plaisance, est intégré dans la composition d'un combustible solide de récupération (CSR), qui vient notamment alimenter les cimenteries. Le CSR se substitue aux énergies fossiles utilisées jusque-là par ces industriels. Cette technique est notamment utilisée par des entreprises comme Praxy ou les Recycleurs Bretons. Le recours à ce combustible permet ainsi à des entreprises françaises de s’affranchir de l’importation de charbon ou de coke de pétrole, ce qui favorise l'indépendance énergétique de certains secteurs industriel et agroalimentaire.


Cette valorisation du composite, qui en fait une précieux combustible, n'est pas la seule voie à explorer : aujourd'hui, une autre façon de le recycler, pour produire une nouvelle matière première utilisable dans les secteurs de la construction et des infrastructures, commence à émerger.  Elle se développe notamment grâce à des techniques de pointe, mises au point par des entreprises comme Arc Environnement à La Rochelle, ou Reprocover en Belgique.


Des industriels en quête d'éco-solutions nouvelles, des plaisanciers responsabilisés qui adoptent les bonnes pratiques de l'éco-navigation : c'est grâce à cet effort partagé, que la FIN soutient activement, que nous pourrons voguer ensemble vers un horizon nautique toujours plus clair.

 

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