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La branche professionnelle du nautisme en quelques chiffres" a été créé avec succès

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Ce bref portrait statistique concerne les entreprises et les salariés de la filière professionnelle du nautisme.


Les caractéristiques des entreprises de la branche
 

Les entreprises étudiées sont rattachées au nautisme, appliquent la convention collective de la navigation de plaisance, et embauchent au minimum un salarié. Elles sont au nombre de 1850, et 88% d’entre elles emploient moins de 10 salariés. Parmi cette écrasante majorité, on relève que 57% comptent 4 à 9 salariés.

Au niveau géographique, on observe une forte concentration de ces entreprises dans les régions du littoral, où elles sont sur-représentées par rapport aux autres secteurs. Par exemple, la région PACA, la Bretagne et le Poitou-Charentes regroupent respectivement 29%, 17% et 8% des entreprises du nautisme, alors qu'elles ne comptent que 8%, 5% et 3% des entreprises nationales.


Les caractéristiques des salariés de ces entreprises
 

Dans la filière nautique, 37% des salariés travaillent dans de petites entreprises (moins de 10 salariés), soit un peu plus que la moyenne nationale qui est de 29%.

Leur répartition géographique correspond logiquement à celle des entreprises, avec une nette concentration dans les régions littorales. On peut citer les Pays de la Loire, le Languedoc et la Corse où l'on dénombre respectivement 27%, 8% et 4% des entreprises du secteur, là où la moyenne d'implantation nationale tous secteurs confondus n'est que de 6%, 3% et 0,4%.

En ce qui concerne la répartition des salariés par sexe, on compte 71% d'hommes et 29% de femmes. La pyramide des âges est quant à elle très équilibrée, la répartition des salariés par tranche d’âge est linéaire. On observe par ailleurs une répartition quasi égalitaire entre hommes et femmes.

Les professions et catégories socio-professionnelles (PCS) les plus représentées sont les ouvriers, à hauteur de 59% des salariés. Autrement dit, la filière nautique se caractérise par ses entreprises de main d'oeuvre. On notera également qu'elle compte deux fois plus de chefs d'entreprise salariés que la moyenne nationale. Mais il faut surtout souligner que, si l'on regarde la répartition par PCS et par sexe, la proportionnalité est beaucoup plus égalitaire qu'au niveau national. Pour preuve, il y a dans la branche nautique 44% de femmes ouvrières et 41% de femmes employées, tandis que l'on dénombre, pour tous les secteurs confondus, 13% de femmes ouvrières et 60% de femmes employées. La féminisation est un objectif constant qui progresse de façon satisfaisante, alors même que les métiers les plus nombreux, on l'a vu, sont des métiers techniques.

Enfin, la filière du nautisme peut se féliciter de compter 74% de salariés en CDI, contre seulement 61% de moyenne nationale. De plus, elle ne totalise que 3% de statuts précaires (contrat d'apprentissage, CNE, CAE...), là où le pays en compte 20% tous secteurs confondus. Autrement dit, la branche professionnelle des entreprises nautiques privilégie au maximum les emplois stables. Elle a également à cœur de maintenir l'égalité des statuts entre les hommes et les femmes : en témoignent les 73% de femmes en CDI, contre une moyenne nationale de 55%. Cet équilibre se traduit aussi par l'écrasante majorité d'emplois à temps complet (85% contre 68% pour la France). Nous  notons encore que 73% des femmes travaillent à temps complet contre 59% au niveau national.


Les pratiques de formation
    

En 2015, 276 entreprises de la branche - soit 18% d'entre elles - ont envoyé des salariés en formation au titre du Plan de formation de moins de 10 salariés. Cela représente un total de 570 salariés bénéficiaires, soit 13% des salariés du secteur - contre seulement 9,8% pour la moyenne nationale, ce qui fait une différence appréciable.

La répartition de ces salariés partis en formation est par ailleurs équilibrée à tous les niveaux. D'abord, on observe la même proportion de femmes qui bénéficient d'un plan de formation (28% pour 72% d'hommes), que de femmes qui travaillent dans le secteur. Ensuite, la distribution des plans de formation par tranches d'âge est très harmonieuse : seuls les jeunes de moins de 25 ans sont très peu concernés par ces mesures, car ils sortent à peine de leur cursus scolaire, donc n'en ont pas besoin. Enfin, la répartition par CSP, si elle montre une grosse majorité d'employés (57%), est plutôt équitable entre les autres catégories.

Pour finir, notons qu'un nombre conséquent de salariés (322) a pu également bénéficier du Droit Individuel de professionnalisation (DIF prioritaire) avec une belle représentativité des femmes  (31% de femmes concernées par le DIF), et surtout, des salariés ainsi formés qui sont des ouvriers pour 31% d’entre eux.

 

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